Les quatre commères de la rue des Ormes

Les quatre commères de la rue des Ormes

Elles sont quatre, Berthe, Gertrude, Mathilde et Lucille et, comme dirait Vigneault, elles parlent pour parler, d’autrui surtout, mais sans se l’avouer, d’elles-mêmes. Elles forment un cercle si résolument fermé au monde qu’on sait qu’en son sein elles ne peuvent que médire des bonheurs et jouir des tragédies qui les entourent, et, ce faisant, en disent plus sur l’aridité de leurs esprits et leur propre tristesse que sur les sujets de leurs commérages.

La rue des Ormes c’est aussi l’évocation, à touches habiles, du Manitoba des années 1970, et à travers lui, d'un monde en mutation. Mais ne vous leurrez pas, sous la patine rétro, les failles sociales et leurs contrecoups sur les habitants nous parlent à tous.

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